- Maman. Alias Laurence Coquelin.
J'ai envie de crier. J'ai envie de hurler. Hurler que je suis déçue de nous, déçue de moi. J'aurai aimé être avec toi une mère-fille comme on peut en voir dans les magazines ou bien à la télévision hélas. Nous ne nous aimons plus. Tu préfère jouer le jeu de l'éducation, c'est pathétiquement ridicule. Maman, tu n'es pas comme sa. Tu n'es pas une de ses personnes en difficulté, tu ne devrais pas vouloir te conformer au pseudo stéréotype de la famille bourgeoise heureuse et saine. Tu es déjà parfaite. Tout cela n'est que des mensonges. Tu m'as créé, tu m'as mise au monde. Et même si je ne suis pas ce que tu as sans doute voulu. Même si je suis née fille et non pas garçon. Même si tu ne pourras jamais m'amener au prix de la formule un de Monaco, même si je ne m'appellerai sans doute jamais Hugo. Je t'aime. Je t'aimais. L'amour familial se dit quand il est présent. Or je ne veux pas te mentir que j'ai besoin d'un break. Ton obsession d'une famille paisible à la Montagne me hante partout où que j'aille. Tes paroles, tes phrases, tes ordres de titre ménagers me harcellent. J'ai besoin de ta confiance, si tu n'a pas confiance en moi, jamais je n'aurai confiance en moi même, J'ai besoin de ton amour. Le tien. Et je le voudrai non pas à ta manière qui ne s'accorde pas à la mienne. Je voudrais que tu sois relaxée, douce, gentille. Tu n'es plus ce que tu étais, tu as changée à cause d'un connard qui se fout de ta gueule, mais qui lui au moins te baise, alors on appelle sa de l'amour. Et notre attitude à ma s½ur et moi envers lui est appelée « Refus d'un nouvel homme pour sa mère » dixit les magazines périmé, écrit par des mères célibataire avec des enfants qui se sont tiré une balle à cause d'eux, disposés sur la table de ton psychologue. J'ai l'impression que tu t'en fous de savoir les vérités, je suis la plus jeune. L'Idéale à accuser dès que on perd quelque chose. Tu te moque de moi en me disant que je me traite comme une stupide victime, « le vilain petit canard de la famille » mais au fond, je sais que t'est comme même la seule qui prend de temps en temps l'initiative de me parler. Maman. Celle qui m'a donnée la vie, m'a lotît, m'a vêtit, me nourrit, ma refourgué une s½ur, à collé du papier peint rose dans ma chambre petite, m'a fait des crêpes et de la pate à sel, celle qui me voit grandir au fur et à mesure des années, celle qui me voit vieillir et me désintégrer de la société, maman. Merci. Merci pour tout, de m'aider d'être là, tu es ma mère et j'en suis éternellement reconnaissante.
- Ta fille.
Ta fille est une conne. Ta fille est une fumeuse. Ta fille noie ses problèmes dans l'alcool. Ta fille fume du shit, et aussi de la beu au passage. Ta fille abuse largement des calmants, des somnifères et des antidépresseurs qui te sont prescrit et les vole dans ta table de chevet. Ta fille crache sur ton dos et raconte partout que tu te prostitue avec des loosers de la campagne. Ta fille te frappe, ta fille se hait et déteste tout le monde par dessus le marché. Ta fille est une connasse. Ta fille est malheureuse. et veut partager et contaminer de malheur tous ceux qui l'approchent. Ta fille à des pensées noires, très noires. Ta fille veut se tuer, elle veut partir de ce monde. Ta fille ne veut plus te voir, ta fille ne t'aime plus. Ta fille est un déchet. Ta fille est un monstre.